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3-Une institution et des hommes - B/ Le Service des Anciens Combattants de l'Ambassade de France au seuil des années 2000 (2)

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LES ACTIONS VISANT A DEVELOPPER LA MEMOIRE PARTAGEE PAR LE MAROC ET LA FRANCE


Ces actions contribuent à valoriser une mémoire partagée, particulièrement durant la Seconde Guerre mondiale, où les troupes marocaines incorporées à l'armée française se sont souvent illustrées, comme lors de la libération de la France et de l'Europe, de 1943 à 1945. Réalité historique, qui participe à l'existence de liens solides entre le Maroc et la France. Par exemple :


- en 1995, le Service des Anciens Combattants et de l'Appareillage des Handicapés a organisé une exposition sur « Le Maroc et la libération de la France », inaugurée par le prince Moulay Rachid ;


- en 1999, il a participé activement à la détermination du programme, s'intégrant dans le cadre du « Temps du Maroc » en France, visant à rappeler la mémoire militaire commune aux deux pays ;


- en 2000, il a participé avec la Commission Marocaine d'Histoire Militaire (CMHM) à l'organisation de l'exposition « Mohammed V - de Gaulle, Compagnons de la Libération » ;


- en 2001, le Service a apporté une aide logistique à une opération menée en partenariat avec le département des Pyrénées-Atlantiques, visant à faire découvrir à des étudiants français d'origine marocaine les mémoires communes à leurs pays d'origine et d'adoption. Projet qui a débouché sur la réalisation d'un documentaire vidéo et un CD-Rom présentant de nombreux témoignages de vétérans français et marocains de la Seconde Guerre mondiale ;


- durant l'année scolaire 2002-2003, il a apporté un soutien important à un projet pédagogique sur « Le souvenir des deux guerres mondiales au Maroc », animé par deux classes de 3e du Lycée Lyautey de Casablanca et leurs professeurs d'Histoire-Géographie. Projet récompensé par la médaille d'honneur du Sénat français en 2004 et dont l'exposition a été l'un des temps forts de la première édition des Rendez-Vous de l'Histoire de Rabat, en mars 2005 ;


- en 2004, le Service a organisé les voyages de deux délégations, constituées chacune de 10 vétérans marocains, afin de participer aux cérémonies commémorant le 60ème anniversaire de la libération en Italie et en France. La même année, le Service a préparé les propositions de nomination dans le cadre d'une promotion exceptionnelle dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur de 186 vétérans marocains de la Seconde Guerre mondiale, donnant lieu à plusieurs cérémonies à l'Ambassade de France de Rabat et dans tous les postes consulaires du Maroc, le 23 novembre 2004.


Parallèlement, ce Service facilite les actions des associations françaises d'anciens combattants, qui veulent rappeler leur solidarité avec leurs frères d'armes marocains. C'est le cas par exemple de l'Union Fédérale des Anciens Combattants, du Souvenir français ou de la « Koumia », qui envoient depuis plusieurs années des dons au Maroc.



L'ENTRETIEN DES NECROPOLES NATIONALES ET DES CARRES MILITAIRES FRANCAIS


Le Service des Anciens Combattants entretient sept carrés militaires, répartis sur l'ensemble du territoire marocain : de manière directe à Casablanca, et par convention avec une entreprise spécialisée marocaine à Rabat, Kénitra, Fès, Meknès, Marrakech et Agadir. Soit au total, 17 061 corps de soldats de l'armée française tombés au Maroc.


Le principal cimetière est celui de Ben M'Sick, à Casablanca, qui regroupe 10 857 corps. Dans ce dernier, fin 2004, des travaux d'étanchéité ont par exemple été menés sur le bâtiment donnant accès à la crypte et la plaque en marbre de l'esplanade du Souvenir a été remplacée.


Cette mission d'entretien est menée conjointement avec la délégation du Souvenir français au Maroc.



LE CENTRE D'APPAREILLAGE


Créé initialement pour assister les mutilés de l'armée française au Maroc, après la Seconde Guerre mondiale, ce centre élargit très tôt son activité au profit d'handicapés, relevant d'organismes marocains de prise en charge.


En 2005, le Service des Anciens Combattants et de l'Appareillage des Handicapés suit régulièrement 4500 handicapés, dont près de 1000 anciens soldats de l'armée française. Ces dernières années, cette assistance a aussi concerné environ 600 militaires de l'armée marocaine, en vertu d'un accord intergouvernemental signé en 1994.


Le rôle du centre d'appareillage est celui d'un service de consultation médicale, spécialisé dans le domaine de l'orthopédie (prothèses, orthèses, véhicules pour handicapés physiques etc.). La fabrication des appareils est sous-traitée par trois sociétés conventionnées, tandis que le suivi de l'adaptation et de la fabrication est assuré par l'équipe médico-technique du centre.


Certains vétérans marocains de l'armée française ont des handicaps, qui ne sont pas liés à la guerre, mais qui apparaissent avec leur grand âge. Ces handicaps ne sont pas pensionnés et ne donnent donc pas droit, en théorie, à un éventuel appareillage gratuit, de la part du Service des Anciens Combattants. Celui-ci est tout de même possible, grâce à des dons d'organismes français et humanitaires, redistribués par le centre d'appareillage. Au début de l'année 2002, par exemple, le Souvenir français a offert 50 fauteuils roulants pour répondre aux besoins de ces anciens combattants.


Grâce à ses deux unités mobiles d'appareillage, le centre peut également assurer un suivi régulier des handicapés sur l'ensemble du territoire marocain : sept tournées annuelles (10 000 km parcourus par an), d'une durée variant de huit à dix jours, permettent ainsi d'examiner 1500 handicapés, en majorité des anciens combattants.


Parallèlement, le centre d'appareillage développe deux activités annexes :


- une action de recherche vise à réduire le coût de l'appareillage, afin de le rendre plus accessible à la population marocaine. Le choix du PVC (utilisé en plomberie) s'est ainsi imposé pour la mise au point des prothèses ou des orthèses. Ce matériau bon marché, disponible au Maroc, présente en effet toutes les qualités d'hygiène requises. Plus de 250 handicapés ont bénéficié, depuis 1992, d'appareillages délivrés gratuitement au titre de cette activité de recherche ;


- une action de formation. A la demande du Maroc et avec le concours de l'organisation non gouvernementale Handicap International, le centre d'appareillage de Casablanca a piloté, entre 1997 et 2001, le programme de formation des futurs techniciens orthoprothésistes marocains, relevant du Ministère de la Santé Publique. Depuis 2002, le centre d'appareillage assure, notamment en collaboration avec le Centre d'Etudes et de Recherche sur l'Appareillage des Handicapés (service spécialisé du Ministère français de la Défense, situé à Metz), la formation continue des orthoprothésistes marocains en activité, au sein de son atelier.



UN SERVICE AU CARREFOUR DU TEMPS, DE LA FRANCE ET DU MAROC


Le Service des Anciens Combattants et de l'Appareillage des Handicapés symbolise un rapport étroit entre le passé et le présent, illustré par une assistance quotidienne aux milliers d'anciens combattants de l'armée française, qui vivent au Maroc. Tant par son action de mémoire vis-à-vis des jeunes générations, qui entretient le souvenir d'une histoire commune aux deux pays, que par ses activités dans le domaine de l'orthopédie, qui participent au développement du Maroc, ce Service « jette un pont » entre le présent et le futur, reliant les deux rives de la Méditerranée.


De ce fait, il contribue à renforcer les « liens historiques, culturels voire affectifs très forts », qui unissent la France et le Maroc, ce dernier étant « considéré par un certain nombre de responsables politiques français comme le partenaire privilégié de la France » (site Internet de l'Ambassade de France au Maroc, page « Relations Franco-Marocaines », février 2003).



Christophe TOURON, professeur d'Histoire-Géographie au Lycée Lyautey de Casablanca (1995-2007) et au Collège Royal à Rabat (2003-2007). 


Date de création : 14/10/2004 @ 16:44
Dernière modification : 29/07/2014 @ 11:50
Catégorie : 3-Une institution et des hommes
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