Ambassadeurs en herbe

L’APP Ambassadeurs en herbe est un moment fort de la vie du réseau des établissements de l’AEFE qui sont fortement mobilisés pour cela. J’ai eu la charge cette année de la coordination de cette action

http://www.aefe.fr/vie-du-reseau/to…

Cela a été l’occasion de constater l’intérêt des élèves pour une expérience où ils révèlent pleinement leurs compétences linguistiques, intellectuelles et humaines. Le travail par compétence prend ici toute sa dimension tant cette action mobilise des savoirs, des savoirs-faire et des savoirs-être.

Je garde, de mon rôle, le souvenir de la capacité des élèves à nouer des liens forts entre eux à chaque stade des sélections où le départ d’un camarade de joute a toujours été vécu comme un crève-cœur. La difficulté n’en est pas moins grande pour les jurys lorsque nous devons trancher entre des jeunes qui ont fait preuve de leur excellence, dignes représentants des objectifs de notre Agence. Car l’autre aspect marquant de cette expérience est bien l’excellence de nos élèves qui brillent à cette occasion et dépassent ce qu’ils nous proposent au quotidien en classe.

Enfin, les contacts noués avec les collègues des différents cycles et degrés soulignent la richesse des synergies qui naissent lorsque notre réseau fait interagir ses différents acteurs.

J’attends l’année prochaine les candidats à cette belle expérience en espérant les mener aussi loin que votre camarade dont le témoignage suit.

Georges Poirout, coordinateur AEH pour le lycée Lyautey.

Témoignage d’Ismael LAALOU, sur son expérience des sélections en établissement à sa participation à la finale monde comme modérateur des représentants de la zone Maghreb.

Ambassadeur en Herbe est un projet de l’AEFE allant de l’échelle d’un établissement à l’échelle mondiale. En plus d’améliorer les qualités d’analyse, d’expression et d’éloquence des participants, ce projet permet de nouer des liens avec d’autres élèves du système français dans des pays différents. Plus on va loin dans le concours, plus on rencontre des personnes vivant dans d’autres villes, pays et continents. Cela permet lors des moments d’échanges de partager notre culture et de parler de notre quotidien avec un tunisien, un chinois, un uruguayens, un kenyan ou un roumain. Des liens se créent et se prolongent à l’aide des réseaux sociaux.

AEH laisse un souvenir fort et riche en émotions. On ne s’attend pas forcément à la diversité des rencontres rendues possibles par les nombreux temps de pauses. Selon moi, les rencontres deviennent vraiment enrichissantes lorsqu’elles dépassent les frontières à partir de la Finale Zone. Mais cela n’empêche pas de très belles rencontres à la Final Maroc.

L’important est de s’ouvrir aux autres d’apprendre d’eux et de partager. Certes, c’est une compétition mais il ne sert à rien de se renfermer et d’éviter de parler aux adversaires. Les rencontres sont tout aussi intéressantes que les débats et je peux vous assurer que les personnes allant à la Finale Mondiale sont souvent les plus ouvertes… En un mot, AEH c’est des débats, mais aussi de nouveaux amis venant de toutes les contrées du monde.

La joute regroupe au minimum trois langues et parfois plus lorsque l’on arrive à un stade avancé de la compétition. Non seulement ce projet permet d’améliorer la maîtrise du français mais aussi celle de l’anglais. En effet même les jouteurs et les modérateurs peuvent tirer profit des prestations en anglais que ce soit sur le plan du vocabulaire mais aussi de l’accent et de la syntaxe. Les jouteurs font des progrès fulgurant dans leur langue natale, ici l’arabe. La diversité des langues enrichit considérablement le débat et ouvre de nouvelles perspectives.

Plus généralement, cette expérience met à l’épreuve la réactivité des participants, leur éloquence, leur culture générale et leur esprit de synthèse et d’analyse. Aucun rôle n’est plus important que l’un que l’autre, les modérateurs jouent un rôle central et la qualité des débats dépend souvent de leur prestation. Les médiateurs apportent une touche finale nécessaire à la compréhension des échanges lors du débat. L’esprit de synthèse et d’analyse bien qu’essentiels ne suffit pas aux modérateurs et aux médiateurs. L’éloquence et la prestation les départagent bien souvent et comptent tout autant. Les jouteurs eux doivent allier la maitrise des langues, l’éloquence, et la réactivité. On remarque donc que quel que soit le rôle, il faut être complet au niveau du fond mais aussi de la forme et AEH permet de développer ces qualités qui peuvent s’avérer utiles.